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Origine des francs
Les Francs sont un peuple germanique apparaissant sous la forme d'une confédération de tribus au moment des Grandes invasions. Une partie d'entre eux joue un rôle central dans l'Histoire de France, des Pays-Bas, de Belgique et d'Allemagne à compter de leur sédentarisation en Gaule romaine.
Les Francs apparaissent au début du Ier millénaire dans les sources latines. Le terme désigne probablement une ligue - ou confédération - de peuples germaniques installés sur la rive droite du Rhin inférieur, au-delà des frontières de l'Empire romain, et qui n'étaient pas assujettis à l'Empire ou à un autre peuple plus important. Le latin francus, franci tend à prouver qu'ils se nommaient ainsi, puisque frank signifie libre en langue germanique (on peut aussi retrouver l'origine du mot Franc dans le mot Frekkr (signifiant hardi, vaillant) issu de la langue Germanique).
Au IVe siècle, les Francs saliens, battus par l'empereur Julien, deviennent les Lètes de Rome, qui les laisse s'installer en Gaule belgique. C'est ainsi le premier peuple germanique à s'établir de manière permanente en territoire romain, et donc le premier aussi à se latiniser. Ces peuples avaient pour point commun de rivaliser avec les Alamans (germ. Alle Männer, tous les hommes), autre regroupement d'ethnies établies plus au sud sur la rive droite du Rhin.
La langue - ou les dialectes - originellement parlés par les Francs ainsi que leur faciès culturel sont rattachés au groupe ethno-linguistique indo-européen germain occidental, comme les Angles, les Frisons et les Saxons par opposition au groupe germain oriental auquel appartiennent notamment les Goths.
Les peuples qui constituaient la ligue des Francs comprenaient vraisemblablement :
les Chamaves,
les Chattes,
les Ansivariens ou Ampsivariens ou Angrivariens,
les Bructères
les Chérusques,
les Angrivariens,
les Hattuaires,
les Tubantes,
les Tenctères,
les Usipètes.
Les Sugambres ou Sicambres n'étaient pas considérés comme des Francs, les Chauques, établis au nord-est des Frisons, plus souvent rattachés aux Saxons qu'aux Francs.
Plus tard on parlera des Francs saliens, établis près de la rivière Sale et des bouches de l'Yssel et des francs ripuaires installés sur la rive droite du Rhin.
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| "La bataille de Tolbiac"de SCHEFFER Ary, 1836,
musée national du château et des Trianons de Versailles. |
Les Grandes Invasions
Au IIIe siècle, les Francs participent aux grandes invasions dites "barbares" (257), aux côtés d'autres peuples qui pénètrent dans l'Empire romain. Le rôle des Francs reste cependant controversé. Il s'ensuit un rétablissement pour Rome, car les ligues germaniques de l'époque ne pouvaient tenir tête à l'armée impériale.
Vers la fin de l'Empire, aux IVe et Ve siècles, on retrouve des Francs comme Lètes dans la défense du limes, alors grandement romanisés, et en lutte contre d'autres barbares plus menaçants. Pour plus de détails sur ces Francs soumis à l'empire, voir les : Fédérés francs.
Le terme de barbare disparaît avec la fin de la civilisation romaine et de l'espace culturel gallo-romain.
Les Mérovingiens
Parmi les Francs qui sont entrés au service de l'Empire depuis la fin du IIIème siècle, se trouvent les Francs saliens. Leur ancêtre légendaire, sans doute quasi-divin selon les rites germaniques, est pour eux la principale source de légitimité du pouvoir royal. Il se nomme Mérovée.
Toutefois, au Ve siècle leur roi est aussi devenu proconsul des Gaules, c'est-à-dire un fonctionnaire romain d'origine germanique mais très bien assimilé. Les Francs sont alors solidement établis dans les territoires qui allaient devenir la Neustrie et leurs fonctions militaires leur confèrent un pouvoir important en ces temps troublés : le jeune Clovis (germ. Hlodowecus, qui donne par la suite les prénoms Ludovic ou Ludwig en Allemagne et Louis en France) devient leur roi à Tournai, probablement en 481. Mais il lui faut plus que le pouvoir d'essence divine que lui confère la mythologie tribale germanique, pour s'imposer face aux évêques, aux patrices ou à la population gallo-romaine en partie christianisée
Installé à Soissons, où il a renversé un général romain nommé Syagrius, Clovis est sans doute d'abord sensible aux conseils de sa femme burgonde, Clothilde, convertie au catholicisme, et à ceux de l'évêque de Reims, Rémi.
Peut-être au cours d'une bataille importante contre les Alamans, la bataille de Tolbiac, il promet de se convertir à la religion chrétienne catholique s'il est victorieux. Il tient parole et reçoit le baptême en 496 à Reims, avec 3 000 guerriers. Par la suite, il tente d'inculquer les principes chrétiens à son peuple qui demeure largement païen.
Après une suite de victoires sur ses rivaux barbares, notamment sur les Burgondes lors de la bataille d'Autun, Clovis apparaît donc comme l'un des premiers rois germains d'Occident à avoir adopté la religion chrétienne dominante, celle de Rome, contrairement aux Wisigoths ou aux Lombards ariens et aux Alamans païens.
Il parvient ainsi à gagner le soutien des élites gallo-romaines et à fonder une dynastie durable (laquelle prend le nom de son ascendant germanique) : les Mérovingiens.
Les Mérovingiens règnent alors sur toute l'ancienne Gaule jusqu'au milieu du VIIIe siècle. Leurs souverains les plus connus sont : Dagobert Ier et la reine Brunehilde. Il faut noter qu'à cette époque, comme sous la dynastie suivante, il n'est pas question de France, mais bien d'un royaume des Francs : les rois germains, en effet, ne règnent pas sur un territoire, mais sur des sujets.
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| "Clovis Ier", de DEJUINNE François Louis, 1839, musée national du château et des Trianons de Versailles. |
Clovis, modeste roi des Francs
Le nom de la dynastie des Mérovingiens viendrait de Mérovée, grand-père présumé de Clovis.
Clovis devient roi des Francs en 481 à la mort de son père Childéric (voir la découverte de sa tombe) : il n’a que 15 ans mais cet âge n’est pas choquant puisque la loi fixait la nubilité à 14 ans pour les garçons et que la moyenne d’âge était alors de 27 ans pour les hommes (et 22 ans pour les femmes) !
Il n'est à cette époque que le roi d'un modeste territoire autour de Tournai (en Belgique actuelle).
Comme son père, Clovis cumule une autorité militaire (chef des Francs) et civile (administrateur de la Belgique Seconde).
Il se marie avec une princesse thuringienne ou rhénane et son 1er fils, Thierry, naît probablement avant les conquêtes de 486. On ne sait que peu de choses concernant ce mariage car Grégoire de Tours, son principal chroniqueur, choisira d'ignorer cette princesse païenne et considère son fils comme un bâtard.
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| "Le baptême de Clovis" de DEJUINNE François Louis, 1839, musée national du château et des Trianons de Versailles. |
Clovis et le catholicisme
L’évêque de Reims, Saint Rémi, entretient avec lui des contacts réguliers qui vont l’inciter à respecter l’église et à s’occuper de tous les citoyens situés sur son territoire : une étrange symbiose et un profond respect naissent au contact de ce roi païen et de l'évêque catholique. Une lettre écrite par Saint Rémi et adressée à Clovis nous est d'ailleurs parvenue et est très révélatrice quant au rôle de conseil assuré par l'église.
C'est dans ce contexte et suite à l'encouragement de Saint Rémi que juste avant son avènement, Clovis entreprend "la fusion" des francs avec les gallo-romains en donnant à tous les mêmes droits et devoirs.
Cette "coopération" est bénéfique pour les deux partis :
Pour Saint Rémi, ces contacts sont indispensables car il réalise que l’indépendance du clergé n’est pas possible : il doit donc composer avec les barbares et choisit ceux qui répondent le mieux selon lui aux critères de valeur du catholicisme. Les francs sont considérés comme un rempart et une épée contre l'arianisme.
Pour Clovis, il s'agit de profiter de l'expérience et du crédit d'une église respectée par une partie des notables et écoutée par une frange de la population gallo-romaine.
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| Carte des conquêtes des francs de 486 à 550 |
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Copyright : Stéphane Jeanneteau |
| Carte originale est réalisée à partir d'une carte d'
euratlas.net et avec leur autorisation
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Début de l'expansion franque
Dès sa prise de pouvoir, Clovis est étriqué dans son étroit territoire centré sur la Belgique : il tente d’étendre son royaume avec l'aide de quelques milliers de soldats armés de lances à crochet ("framée") et de haches de jet (la fameuse "francisque").
Les Francs Saliens étaient forts d'environ 200 000 personnes : un nombre incroyablement bas si on songe au rôle qu'ils vont jouer dans la Gaule romaine peuplée à l'époque d'environ 8 millions d'habitants !
Pour étendre les territoires sous son contrôle :
Il s'allie en 484 avec le roi franc rhénan
Il entre ensuite en conflit avec Syagrius, dernier représentant romain, qui a hérité du pouvoir de son père Aegidius mais ne bénéficie plus de fonction officielle suite à la chute de l'empire. Il est maître de la région de Soissons et le roi franc ne peut accepter les liens étroits qu’il entretient avec les wisigoths.
En 486, l’armée franque de Clovis écrase celle de Syagrius et pille la région conquise : c’est dans ce contexte que se déroule le fameux épisode du Vase de Soissons. Clovis hérite ainsi de la légitimité romaine et commence l’expansion de son territoire, qui comprend désormais Soissons, Senlis et Beauvais. Clovis somme les wisigoths, chez qui Syagrius s'est réfugié, de lui remettre le vaincu : ces derniers s'exécutent et Clovis fait égorger Syagrius.
Il s’approprie également Paris, sa future capitale, car Sainte Geneviève s’en remet à son autorité : elle bénéficie d'une extraordinaire reconnaissance dans la population suite au courage qu'elle a manifesté lorsque les huns d'Attila étaient aux portes de Paris (c'est elle qui a imploré les parisiens de ne pas abandonner leur ville).
Il soumet partiellement les thuringiens en 491 : cette campagne, durant laquelle il élimine les roitelets parents Ragnacaire et Chararic (qui s'était montré lâche durant le conflit avec Syagrius), lui permet de s'assurer tout le nord-est du pays avant de partir à la conquête de l'est (contre les alamans) et du sud (contre les wisigoths). Le territoire de la Thuringie n'a jamais été circonscrit avec précision par les historiens : il était probablement situé sur la rive droite du Rhin.
Mais une expansion bien limitée ...
Cette expansion reste toutefois très limitée à la fin du Vème siècle en comparaison de celle des goths.
En effet, les ostrogoths, qui étaient jusqu’alors restés sur les terres de l’empire Romain d’Orient, envahissent l’Italie avec 100 000 personnes (dont 20 000 soldats) et la bénédiction de Zénon, Empereur Romain d'Orient. Leur roi Théodoric le Grand renverse Odoacre qui avait pris possession de l’Italie, provoquant la chute du dernier empereur romain d’Occident en 476. Odoacre signe sa reddition en 493 mais est aussitôt assassiné par son vainqueur lors d’un banquet. Une période de 40 années de prospérité recommence alors en Italie, en se basant sur une administration romaine contrôlée par les ostrogoths.
Fin stratège, Théodoric mène une "politique matrimoniale" intense pour accroître son prestige et mieux se positionner en arbitre de l'Occident : il est en effet beau-frère du roi des francs (Clovis) et du roi des vandales (qui tenaient l'Afrique et la Sicile) et beau-père du roi des wisigoths (Alaric II) et du prince héritier des burgondes !
Les ostrogoths représentent donc un obstacle de plus pour Clovis, circonscrit et isolé dans son modeste territoire : à la fin du Vème siècle, Clovis reste un petit roi face au roi burgonde Gondebaud, aux rois goths Théodoric le Grand (ostrogoths) et Alaric (wisigoths). De plus, il se marginalise en étant le seul païen face à ces trois rois ariens.
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| " Tu frappas ainsi le vase de Soissons !" Gravure du XIXe. |
Le fameux épisode du Vase de Soissons
En 486, l’armée franque de Clovis écrase celle de Syagrius et pille la région conquise : c’est dans ce contexte que ce déroule le fameux épisode du Vase de Soissons.
Le vase provient en fait du diocèse de Reims : il s’agit d’un vase liturgique en argent qui est intégré au butin des Francs lors de la guerre opposant Clovis à Syagrius à la fin du Vème siècle.
Saint Rémi, l’évêque de Reims, envoie un messager à Clovis afin qu’il restitue cet objet mais la règle de partage des prises de guerre était stricte : chaque part, y compris celle du roi, était tirée au sort.
Afin de respecter les bonnes relations qu’il entretenait avec l’église et étant donné que le tirage au sort à Soissons (d’où le nom « vase de Soissons ») n’attribuera pas le vase à Clovis, ce dernier le réclamera en prétextant un passe-droit. Un soldat s’y oppose, frappe le vase avec une hache en disant : « tu n’auras rien que ce que le sort t’attribuera vraiment ».
Clovis s’incline, mais parviendra tout de même à échanger d’autres objets contre le vase cabossé qu’il restituera aussitôt à l’évêque : il n’a donc pas été cassé comme l’indiquent certains manuels d’histoire.
Lors d’une revue de son armée à Soissons bien plus tard, Clovis, qui avait la rancune tenace, remarque que les armes de celui qui avait frappé le vase étaient mal entretenues : il les jette à terre et tandis qu’il se penche pour les ramasser, Clovis lui fracasse le crâne en disant : «ainsi as-tu fait à Soissons avec le vase». Il profite ainsi du droit de vie et de mort que le roi avait sur ses sujets.
Grâce à ce geste, il n’en sera que mieux respecté : les rois imposent leur autorité par la terreur !
Conséquences de la conversion de Clovis au catholicisme
Ce baptême est loin de se limiter à sa seule dimension religieuse par ses nombreuses conséquences au niveau politique :
Création de la 1ère entité politique cohérente sur le sol de France : l'empereur d'Orient Anastase prend d'ailleurs parti pour le catholique Clovis : il recevra plus tard les insignes consulaires, signe du plus grand souverain d'Occident.
Ouverture d'une fracture décisive entre les francs et les goths ariens : le roi wisigoth Alaric ne peut supporter cette reconnaissance officielle de Clovis.
Reconnaissance aux yeux des gallo-romains de la réputation de Clovis, notamment pour la classe sénatoriale : les rois ariens sont désormais en porte à faux vis à vis de la majorité de leur sujets.
Modification de la nature du pouvoir royal : la monarchie mérovingienne était élective au sein de la famille du roi et l'assemblée de guerriers pouvait déposer le roi pour désigner un remplaçant. Le baptême de Clovis légalisait donc son droit de régner au nom de Dieu et écartait du pouvoir ses parents à l'exception de sa descendance directe.
S'il ne faut pas négliger les convictions religieuses de Clovis, il est indéniable que les conséquences politiques de cet acte ont été calculées : son baptême jouera un rôle déterminant dans l'hégémonie que Clovis finira par imposer à toute la Gaule en le positionnant en protecteur des églises du royaume et en défenseur de la foi catholique.
Cet acte fera de la France la fille aînée de l'église, et scellera pour 13 siècles l'alliance du trône (le pouvoir) et de l'autel (la religion).
Suite de l’expansion territoriale : victoire sur les wisigoths
Les wisigoths sont maîtres d'un immense territoire en ce début du VIème siècle : leur roi Alaric II règne de l'Espagne jusqu'à la Loire et de l'Atlantique à la Méditerranée, et ils ont pour prétention de s'étendre au nord de la Loire sur les terres des francs. Après une rencontre cordiale mais inefficace entre les 2 rois et des tentatives de conciliation du roi ostrogoth Théodoric le Grand, le conflit est inévitable.
Un accord secret entre Clovis et l'empereur romain d'Orient Anastase Ier est passé, stipulant que Clovis attaquera les wisigoths tandis qu'Anastase 1er s'occupera des ostrogoths :
Anastase Ier souhaite affaiblir la toute puissance des ostrogoths en Italie en incitant Clovis à attaquer les wisigoths, leurs frères de race,
Clovis sait qu'une alliance entre les ostrogoths et les wisigoths lui serait fatale : ce plan fonctionne puisque les ostrogoths se limiteront à défendre l'Italie contre l'invasion des troupes romaines et n'aideront pas les wisigoths.
Au printemps 507, l'armée franque franchit la Loire en direction de Poitiers sous le commandement de Clovis et de son fils aîné Thierry. L'armée des wisigoths marche au nord pour limiter leur progression en espérant que les ostrogoths les appuieront : la rencontre a lieu dans la plaine de Vouillé près de Poitiers.
Un terrible corps à corps commence, jusqu'à ce que le roi Alaric II soit tué par Clovis en personne. Comme pour la bataille de Tolbiac contre les alamans, cette mort marque la débandade des wisigoths qui seront massacrés par les francs.
Cette victoire ouvre pour Clovis la route du midi : il conquiert Toulouse, ancienne capitale des wisigoths, Narbonne, l'Aquitaine, la Gascogne, le Languedoc et le Limousin.
On peut donc affirmer que Clovis, qui a hérité de son père d'un modeste territoire, a véritablement fondé suite à ses conquêtes le royaume franc : les "anciennes terres gauloises" sont sous son contrôle, à l'exception de :
* la Provence et de la Septimanie restées aux mains des goths (qui vont d'ailleurs reconquérir dès 509 Narbonne, Orange et Avignon),
* la Burgondie : les batailles contre les burgondes de 500 à 502 ne lui permettent pas de contrôler ce territoire, mais tracent la route pour ses héritier.
Paris, capitale du Royaume
Clovis décide en 508 de fixer sa capitale à Paris (après Tournai en Belgique et Soissons), qui ne se nomme plus Lutèce depuis plus d'un siècle. Probablement influencé par Sainte Geneviève avant sa mort, ce choix est également justifié par la «monumentalité» de la ville héritée de Rome et par sa situation stratégique (site insulaire, voie fluviale est-ouest et route nord-sud).
Clovis vit probablement dans le palais construit sous l'empereur romain Julien sur l'île de la Cité : ce dernier restera résidence royale pendant plus de 1000 ans avant d'occuper une fonction de justice.
Le royaume mérovingien conserve Paris comme "principale" capitale jusqu'à la fin du règne de Dagobert : avec la décadence du pouvoir des derniers rois mérovingiens, Paris perdra ensuite de son importance (sous les Carolingiens, la capitale deviendra Aix-la-Chapelle en Allemagne).
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